#Explosion dans une #usine #Seveso #Saipol dans la banlieue de Rouen

Source: www.nouvelobs.com

Risques industriels. Après une explosion, un incendie s’est déclaré  vendredi 13 mars 2020, à l’usine Saipol de Grand-Couronne, près de Rouen. La déflagration a touché l’unité 1 d’estérification selon la Préfecture de Seine-Maritime. Cette unité assure le mélange de l’huile et de l’alcool, utilisé comme additif pour le biodiesel.

L’usine Saipol fabrique des huiles végétales et des agrocarburants, le Diester en particulier, issu de l’huile de colza et incorporé dans le gazole à destiantion de Total et Esso. Un million de tonnes de graines d’oléagineux sont transformés par les 110 salariés de l’usine sept jours sur sept. Saipol est une filiale du groupe Avril, numéro un français des huiles de table et des oeufs. Saipol dispose de 7 usines en France avec un effectif de 600 personnes.  A Dieppe, en février 2018, deux employés sous traitants sont morts après une explosion dans l’usine. Saipol et un sous-traitant ont été mis en examen pour homicide involontaire.

Les sapeurs-pompiers ont établi un périmètre de sécurité de 500 mètres autour de l’usine pendant que entreprise déclenchait son POI, plan d’opération interne, pour sécuriser, protéger le personnel, les biens et l’environnement de l’établissement. Les écoles du secteur ont été placées en confinement. Selon le maire de Grand-Couronne, il n’y a « pas eu  de blessés ».

Un panache de fumée noire s’est dégagée au dessus de l’usine classée SEVESO seuil bas pendant plusieurs minutes avant de se dissiper. Des contrôles de l’air réalisés par les sapeurs-pompiers. "n’ont révelé aucune anomalie et ont permis la levée de la mise à l’abri préventive des élèves et des personnels aux alentours."

Un communiqué de la CGT de Seine-Maritime a mis  en cause les entreprises chimiques et les autorités administratives :  "malgré les incendies de Lubrizol et de la raffinerie Total à Gonfreville le 14 décembre dernier, nous constatons que les industriels n’ont pas pris de mesures de sécurité renforcés, que les ministères du Travail et de l’environnement n’ont pas mis les moyens nécessaires pour multiplier les contrôles en matière de risques incendies et explosion."